Conçue pour l'insertion, la licence professionnelle se prépare en un an après un BTS, un BUT ou une deuxième année de licence. Dans la métropole, elle est très majoritairement proposée en alternance.
La licence professionnelle est un diplôme national de niveau bac+3 délivré par l'université. Sa vocation est explicite : former en un an des professionnels immédiatement opérationnels sur un métier identifié, en partenariat avec le tissu économique local.
D'où une offre très territoriale. Les mentions proposées épousent les besoins du bassin lyonnais : qualité et production pharmaceutique, biotechnologies, maintenance et procédés industriels, métiers de l'eau et de l'environnement, développement web et cybersécurité, données, logistique, assurance et banque, immobilier, commerce, métiers de l'hôtellerie et de la restauration.
Le rythme alterne généralement une à deux semaines en entreprise et une semaine en cours, ou des périodes plus longues selon les mentions.
Trois effets en découlent. La formation est financée par l'entreprise ou son opérateur de compétences. L'étudiant est rémunéré, ce qui compte particulièrement dans une ville où le logement pèse lourd. Le profil est enfin crédibilisé : à la sortie, le diplômé présente une année complète d'expérience sur un poste réel, souvent dans l'entreprise qui l'embauchera.
Trois critères permettent de trancher. Le contenu réel du parcours, à lire dans la maquette des enseignements plutôt que dans la plaquette. Les entreprises partenaires, qui indiquent le réseau auquel vous aurez accès. Le taux d'insertion de la mention, que l'université publie et que le responsable pédagogique peut détailler.
Un quatrième critère, très concret ici : la localisation de l'entreprise plus que celle de l'université. Vous ferez ce trajet la majorité des semaines, et l'écart entre le centre et les zones d'activité de l'est lyonnais est important aux heures de pointe.
Pour un titulaire de BTS, elle transforme un profil de technicien en profil de spécialiste et ouvre des postes à responsabilité fermés au niveau bac+2. Pour un étudiant de licence générale en difficulté avec l'abstraction universitaire, elle offre une sortie diplômante valorisante plutôt qu'un abandon.
Dans les deux cas, l'année n'a de sens que si le métier visé est identifié : la spécialisation étroite qui fait sa force devient un handicap si elle porte sur un domaine choisi sans conviction.
Les titulaires d'un diplôme de niveau bac+2 : BTS, deux premières années de BUT, deuxième année de licence validée. Les adultes en reprise d'études peuvent y accéder par la validation de leurs acquis professionnels.
La licence professionnelle vise l'insertion, pas la poursuite d'études. Certains diplômés intègrent malgré tout un master, mais les candidatures sont examinées au cas par cas et les profils issus d'une licence générale sont souvent privilégiés.
Non, mais elle est très majoritaire ici. Certaines mentions restent accessibles en initial avec un stage long. L'alternance reste préférable : elle finance la formation et construit l'expérience recherchée par les recruteurs.
Les candidatures se déposent directement auprès de l'université, hors procédure post-baccalauréat, généralement entre février et juin. La sélection porte sur le dossier, la cohérence du projet et souvent un entretien.
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